Comment réussir sa levée de fonds ?

Les conseils de Djibril Diaw, conseiller en financement de la CCI Artois.

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La levée de fonds consiste à faire appel à des investisseurs extérieurs pour financer la création ou les projets d’une entreprise. Pour les convaincre, il important de bien se préparer. Le conseiller en financement de la CCI Artois, Djibril Diaw, vous donne quelques conseils.

conseils d'un expert du financement pour réussir sa levée de fonds

Conseil n°1 : bien déterminer les objectifs et le montant de la levée de fonds

Une levée de fonds peut être utile pour une entreprise qui a besoin d’un apport financier pour démarrer une nouvelle activité, accompagner ou accélérer le développement de la société, en France ou à l’international, gagner ou garder une avance, et se protéger contre les offensives de concurrents, ou encore réaliser de gros investissements en R&D, en production (matériel, outillage, etc.) et en développement commercial (réseau de vente, packaging, publicité, etc.). La levée de fonds peut aussi répondre à un besoin de communication et permettre d’accroître la crédibilité de la structure, sa notoriété et sa visibilité auprès des clients, des leaders d’opinion, des partenaires et des collaborateurs.
Le montant à réunir à l’issue de la levée de fonds dépend des besoins de l’entreprise définis dans le business plan (R&D, embauche, investissements, besoin en fonds de roulement etc.).

Définir les buts de sa levée de fonds

Conseil n°2 : faire appel aux bons investisseurs

Il existe différents types d’investisseurs en fonction du profil de l’entreprise et de ses besoins financiers. Contrairement à une entreprise traditionnelle, les start-up, par exemple, du fait de leur business model, ne se tournent pas ou plus vers les banques pour se financer dans un premier temps.

En effet, pendant la phase de R&D d’une start-up, les financements sont à rechercher auprès d’investisseurs initiaux. Il s’agit alors souvent de love money (financements récupérés auprès de sa famille, de ses amis, etc.) ou alors de subventions gagnées lors de concours de start-up, de prêts d’honneur, d’aides publiques et de fonds issus d’incubateurs. Ces financements permettent la composition du capital initial ou une augmentation de capital pour la création de la jeune pousse.

Ensuite les investisseurs en phase de démarrage peuvent être sollicités pour lever entre 50 000 et 200 000 € même si l’entreprise ne dégage pas de chiffre d’affaires. On retrouve dans cette catégorie les business angels (personne physique qui va investir une partie de son épargne personnelle afin de financer une startup, et qui recevra en échange une partie du capital de l’entreprise) et le crowdfunding ou financement participatif. Les fonds d'amorçage, qui peuvent permettre de récolter jusqu’à 3 000 000€, interviennent plus ou moins simultanément. Spécialisés dans l'apport en capital pour les entreprises innovantes, ces fonds sont en général semi-publics. En Artois et dans les Hauts-de-France, il existe notamment Artois investissement, Finorpa, Groupe IRD et Nord France Amorçage.

Enfin, par le suite, l’entreprise peut faire appel aux banques et aux capital-risqueurs afin de financer des investissements et pour se développer (avoir un produit ou service finalisé et disponible à la vente). On parle alors d’investissements en capital-risque pour les start-ups et de capital développement pour les entreprises qui, après quelques années, réalisent déjà des bénéfices ou qui sont en voie d'être bénéficiaires.

Conseil n°3 : se faire accompagner par des spécialistes de la levée de fonds

 

Etre accompagné tout au long de sa levée de fonds

Afin de rédiger et préparer les différents documents (pitch, présentation marketing, executive summary, business plan…) nécessaires à votre levée de fond, l’aide d’experts peut être précieuse. Pour vous accompagner tout au long de votre levée de fonds, vous pouvez faire appel à des conseillers juridiques et/ou financiers, à des leveurs de fonds mais aussi à votre CCI locale ou régionale. La CCI d’Artois, par exemple, travaille avec les porteurs de projet, au cas par cas pour les aider à atteindre leurs objectifs en validant la viabilité de leur projet et en réalisant l’analyse financière du dossier de leur entreprise.


Pour récolter les fonds nécessaires à l’entreprise, la CCI peut orienter l’entrepreneur vers des aides adaptées (crédits d’impôts, subventions, prêts, fonds d’investissement) et mettre les porteurs de projet en relation avec des business angels, des banques, des organismes de prêt d’honneur ou encore des conseillers techniques issus d’incubateurs, de laboratoires, d’universités ou de bureaux d’étude.


 Conseil n°4 : adopter la bonne marche à suivre


Une levée de fonds comprend plusieurs étapes qui impliquent à la fois le porteur de projet et les investisseurs.

1)    Phase de présentation du projet
Le porteur de projet doit maîtriser son dossier (stratégie commerciale, moyens utilisés, concepts de la partie financière) pour être convaincant et se montrer capable d’écouter et d’anticiper les questions de potentiels investisseurs.
 
2)    L’évaluation
En général, il s’agit d’estimer la valeur probable de l’entreprise dans l’avenir proche. Dans le cas des start-ups, et notamment des licornes, qui sont des sociétés pas toujours rentables, l’exercice n’est pas toujours facile. Les investisseurs peuvent par exemple se demander si, à terme, la start-up pourrait être introduite en bourse ou revendue. Cette projection leur permet de minimiser les risques lorsqu’ils investissent.

3)    Phase de négociation - Due diligence
Les investisseurs intéressés se regroupent pour étudier l’entreprise cible. Il y a signature d’un accord de confidentialité avec l’entreprise, et des représentants des investisseurs potentiels évaluent encore une fois la solidité du projet et la capacité des dirigeants à le mener à bien puis négocient les conditions de leur apport de capital. Ensuite, si un accord semble se dessiner, il y a la rédaction d’une lettre d’intention.

4)    Le closing
Les différents acteurs de la levée de fonds sont arrivés à un accord. Il y a alors signature d’un contrat appelé protocole d’investissement, d’un contrat de garantie d’actif passif et d’un pacte d’actionnaires.

 

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27 juin 2019

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