Méthodologie Scrum : le kit de démarrage pour se lancer !

La bataille de l’agilité en entreprise

Actualités
Management
Performance
15 janvier 2020

Les méthodes de gestion de projet classiques ne sont pas toujours adaptées aux besoins réels et évolutifs des clients. Scrum est une méthodologie agile dédiée à la gestion de projet itérative et collaborative avec pour principal objectif l’optimisation de la productivité.

Un peu d’histoire… Scrum commence en 1986, dans un article écrit par Hirotaka Takeuchi et Ikujiro Nonaka, deux chercheurs en management japonais. Afin d’illustrer leurs propos, ils s’appuient sur des métaphores sportives d’où le terme « scrum » qui signifie la mêlée en anglais.

Pour mieux comprendre cette méthodologie idéale pour améliorer la productivité d’une équipe, son engagement ainsi que la scalabilité des projets, nous avons interviewé Patrick-André Marendat, consultant IT chez SoftFluent.

Header Patrick-André Softfluent

Scrum c’est ?

Scrum, c’est un cadre de travail organisé et codifié qui permet aux entreprises de mettre en place des bonnes pratiques de développement au sens large, en prenant en compte les évolutions du projet. Son grand avantage est de pouvoir proposer un retour instantané à l’utilisateur final (client). Les startups peuvent proposer un prototype du produit, le faire tester et l’adapter en conséquence, en étant dans une optique d’amélioration continue.
Selon moi, Scrum n’est pas une méthodologie de gestion de projet « classique », mais une façon de penser et d’être, un état d’esprit à avoir et à respecter. Pour preuve, elle s’appuie sur des métaphores sportives pour illustrer ses propos.

Quels sont acteurs clés ?

1. L’équipe de développement : il s’agit d’une équipe pluridisciplinaire et autonome : elle peut comporter des graphistes, des administrateurs de bases de données, des développeurs, des testeurs.... L’équipe doit pouvoir s’autogérer et organiser son travail en fonction des compétences qui la composent.

2. Le product owner dispose d’une vision globale produit/service et il est le garant de sa qualité. Il permet un vrai contact avec l‘utilisateur final. Il recueille ses besoins et priorise les différents objectifs qu’il gère dans un « backlog ». Chaque objectif doit avoir un impact. Le product owner n’est pas un chef de projet car il dispose d’une vraie implication tout au long du cycle de développement du produit. Il rédige les user stories :

 

Acteur - objectif - justification

 

Il existe quatre types de « user stories » :
-    Story fonctionnelle : concerne l’ensemble des paramètre proposés à l’utilisateur
-    Story bug : réparation d’un bug
-    Story technique : permet de mettre en place techniquement le développement d’une story fonctionnelle
-    Story organisation : résoudre un problème lié à l’équipe

Après avoir rédigé la user story, le product owner l’explique aux équipes et attribue les tâches en fonction des compétences de chacun. Par exemple, s’il s’agit d’une page web, le développeur va faire le code, s’il s’agit d’un ajustement esthétique sur la page web, ce sera l’intégrateur web. Les stories sont regroupées dans des Sprints, des périodes de travail courtes et intenses.

3. Le Scrum master : il a un rôle de facilitateur. Sa mission est de faire comprendre et de faire respecter la méthodologie Scrum. Il doit sensibiliser et éduquer tous les membres de l’équipe sur les bonnes pratiques et les « cérémonies » de Scrum.

Les cérémonies c’est quoi ?

Il existe quatre types de « cérémonies » définies dans Scrum. Elles s’appuient sur les « sprints » :


1.  Sprint planning : le product owner arrive à la réunion avec le backlog rédigé (liste ordonnancée des exigences fonctionnelles et non fonctionnelles du projet) et le parcours avec l’équipe. Il explique le besoin de l’utilisateur et c’est à l’équipe de développement d’estimer la complexité des tâches ou de la user story. Prioriser les objectifs permet de s’engager et de garantir la réussite d’un sprint.


2. Sprint daily meeting  : il s’agit d’une réunion quotidienne de 15 minutes qui se fait debout afin de pas s’éparpiller et de rester « agile ». Son objectif est de faire le point sur la progression quotidienne du sprint. Chaque membre de l’équipe doit répondre à 3 questions : qu’est-ce que j’ai réalisé la veille ? Qu’est-ce que je dois accomplir aujourd’hui ? Quels sont les obstacles qui m’en empêchent ? Ce tour de table permet d’être en phase avec les piliers de Scrum (transparence, inspection et adaptation) ainsi que ses valeurs (engagement, courage, focus, ouverture et respect).

3. Sprint review : il s’agit du bilan du sprint réalisé. L’ensemble des parties prenantes réalisent les démonstrations et les présentent au product owner et à l’utilisateur final. Ce bilan est réalisé toutes les deux semaines et les réunions durent de 3h à 4h. Cette cérémonie permet de réévaluer le besoin si nécessaire, d’avoir les retours « en temps réel » de l’utilisateur.

4. Rétrospective du sprint : après la sprint review, cette réunion est l’occasion d’identifier les axes d’amélioration. Il s’agit de la cérémonie la plus bénéfique pour les équipes. Elles sont associées à des jeux ludiques afin de faire descendre la pression après 2 ou 4 semaines intenses de sprint.


Les sprints permettent de créer une Release qui est une version finalisée et utilisable de votre projet.

Scrum permet une gestion intelligente du travail qui vous permettra d’engendrer plus de productivité, de disposer d’une meilleure visibilité de votre projet, et d'instaurer une cohésion d’équipe ! Nous vous invitons à lire les 12 principes du manifeste agile. Et pour devenir implacable sur la méthodologie Scrum, il existe des formations certifiantes de Scrum master, de product owner ou bien de scrum developer. Pour plus d’informations, rendez-vous ici.

Retrouvez-les e-services du store dédiés à la gestion de projet agile :